Kurzy francouzštiny

à écouter sur le web

Discours direct – discours indirect

À partir d’un dialogue extrait d’une pièce de théâtre (le début de la pièce de Georges Feydeau On purge bébé), nous avons travaillé sur le dialogue et le discours indirect. Puis, quelques étudiants ont imaginé une suite à la scène.
 

Début de de la première scène d’une pièce de Georges Feydeau On purge bébé. Monsieur Follavoine travaille mais la bonne, Rose, arrive. Le texte est proposé pour un exercice un peu différent par Activités pour le cadre commun de référence – niveau B1- CLE. On peut aussi trouver une vidéo de la pièce entière mise en scène par sur le site de l’ina http://www.ina.fr/ 

Au lever du rideau. Follavoine, penché sur sa table de travail, la jambe gauche repliée sur son fauteuil de bureau, la croupe sur le bras du fauteuil, compulse son dictionnaire.

Follavoine, son dictionnaire ouvert devant lui sur la table. Voyons: “Îles Hébrides ?... Îles Hébrides?... Îles Hébrides?..." On frappe à la porte. - Sans relever la tête et avec humeur. Zut! entrez! (A Rose qui paraît.) Quoi? Qu'est-ce que vous voulez?
Rose, arrivant du pan coupé de gauche. C'est Madame qui demande Monsieur. 

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CHAMBRE 2413

illustration de l’utilisation du futur antérieur (le passé dans le futur !)

Quand vous arriverez, je serai déjà parti.
Quand vous commencerez, j’aurai déjà fini.
Quand vous chercherez, j’aurai déjà trouvé.
Quand vous sortirez, je serai déjà sorti.
Quand vous monterez dans votre voiture, j’aurai déjà pris la route.
Quand vous roulerez sur l’autoroute, je me serai déjà garé devant l’hôtel.
Quand vous demanderez la chambre 2413 à la réception, j’aurai déjà appuyé sur le bouton du treizième étage.
Quand vous courrez dans le couloir, j’aurai remis mon revolver dans ma poche.
Quand vous entrerez dans la chambre, le sang du conseiller secret n’aura pas fini de couler sur le tapis persan.
Quand vous vous précipiterez à la fenêtre, j’aurai déjà sauté.
Quand vous vous lancerez à ma poursuite, je serai déjà …

Les cravates de Paul

CravateAujourd’hui, Paul  a quitté le bureau à 16 heures. Il avait moins de travail que d’habitude. Il est allé se promener dans le centre. En général, il n’a pas le temps de faire plusieurs magasins avant de s’acheter de nouveaux vêtements. Alors, il a voulu profiter de cette occasion pour choisir une jolie cravate. Anne lui dit toujours que ses cravates sont vraiment très banales. Il est entré chez le premier marchand de cravates qu’il a vu sur son chemin. Il a essayé une dizaine de cravates. Après vingt minutes d’essais, comme il ne pouvait toujours pas se décider et qu’il ne voulait plus ennuyer la vendeuse, il a dit qu’il reviendrait une autre fois. Et, justement, en sortant du magasin, il a rencontré Anne. Quel hasard! Heureusement qu’il avait enlevé sa vieille cravate pour les essayages! Anne aussi était libre. Ils sont allés prendre un verre ensemble. Ils ont marché jusqu’au café de Flore, mais il n’y avait pas de place à la terrasse. Il faisait beau. Ils ont continué jusqu’au jardin du Luxembourg. Là, ils ont trouvé une table libre à la buvette. Avec le monde qu’il y avait, le garçon n’est venu à leur table que vingt minutes après leur arrivée. Cela ne fait rien, c’est agréable de rester à l’ombre des arbres quand il fait si chaud. En attendant, ils ont parlé de tout et de rien. Et finalement, ils ont décidé de passer la soirée ensemble et d’aller au cinéma.

Exercice: Répondez aux questions sur le texte en utilisant des pronoms compléments.
    Exemple: Est-ce que Paul a beaucoup de cravates ?
               Il n'en a pas beaucoup.

Paul est-il allé se promener dans le centre ?
À quelle heure est-il sorti du bureau ?
Est-ce qu’il va souvent dans les magasins de vêtements ?
Est-ce qu’il a beaucoup de temps pour s’acheter des vêtements ?
Comment a-t-il voulu utiliser son temps libre ?
Comment Anne trouve-t-elle les cravates de Paul ?
Est-il entré dans le premier magasin de cravates qu’il a vu ?
A-t-il essayé des cravates dans ce magasin ?
Est-ce qu’il a rencontré Anne avant d’entrer dans ce magasin ?
Est-ce qu’il portait sa cravate quand il a rencontré Anne ?
Sont-ils allés au café de Flore à pied ?
Ont-ils trouvé une table libre à la terrasse de ce café ?
Ont-ils trouvé une table dans la salle du café de Flore ?
Est-ce que le garçon a servi Anne et Paul tout de suite ?
Sont-ils resté à la terrasse de la buvette ?
Vont-ils aller au cinéma ?

Aimez-vous l'art moderne ?

Monochrome_bleuVoici un tableau célèbre d'Yves Klein qui vous aidera à vous faire une opinion sur ce peintre (texte en bas de la page 13, Panorama n°2). Vous pouvez aussi lire une présentation de l'exposition de 1957, "Le Vide", sur cette page.

Célébration

Pour continuer l'exercice du cahier d'exercice Panorama 2, page 34, n°10.
Alena imagine qu'elle se trouvait sur les Champs-Élysées pour assister à la célébration du 14 juillet (l'imparfait pour décrire la situation, le décor de l'histoire et le passé composé pour dire ce qui se passe):

Nous avons assisté à la célébration du 14 juillet la semaine dernière. Il y avait le défilé militaire sur les Champs-Élysées. Il y avait beaucoup de monde des deux côtés de la rue. Nous suivions le défilé quand on a vu un petit avion apparaître au bout de la rue, à 50 mètres d’altitude environ. D’abord, nous avons pensé qu’il faisait partie du défilé. Puis, tout à coup, nous avons remarqué qu’il versait de la peinture colorée sur la foule. Alors, les gens ont paniqué. Ils criaient et ils voulaient fuir, mais ce n’était pas possible, car les trottoirs étaient bloqués. Il y a eu des blessés.
Le soir, nous avons regardé le journal télévisé. On a dit que le pilote avait voulu faire une plaisanterie : Il voulait peindre la foule aux couleurs du drapeau français (bleu, blanc et rouge).

texte proposé par Alena.

La course à l’info

Un peu de vocabulaire autour de l'info pour compléter la page 40 du livre Panorama 2.

Après avoir lu le texte ci-dessous, écoutez la chanson - Le Journaliste- du groupe Les Acrobates en complétant les paroles avec des mots du texte. (Les mots qui sont soulignés dans le texte ci-dessous font partie du vocabulaire de l'information, ils ne sont pas obligatoirement les mots manquants de la chanson.)

On dit que nous vivons dans le monde de l’information. À chaque moment, nous sommes entourés de sons, d’images, de textes.

Une part très importante de cette masse d’informations est constituée par les actualités. À peu près à chaque instant, nous pouvons savoir ce qui se passe à l’autre bout du monde. Évidemment, l’information est aussi une marchandise, alors nous devons parfois chercher celles qui nous intéressent. C’est que les journaux doivent se vendre, le journal télévisé doit être regardé, les gratuits doivent êtres distribués pour augmenter le prix du centimètre carré ou de la minute de publicité. Alors, une catastrophe avec de nombreuses victimes ou le divorce d’un couple célèbre font plus souvent les gros titres de la presse et des médias que la construction de la première école dans une région du monde où les gens ont tout juste de quoi se nourrir pour survivre. Les grands quotidiens et magazines internationaux ont des correspondants aux quatre coins de la planète car les lecteurs sont impatients des dernières  informations, ils veulent des nouvelles « fraîches ». Pendant ce temps, les grands reporters se déplacent sans cesse d’un continent à l’autre, ils doivent toujours être là où quelque chose de nouveau se passe. Les guerres qui durent depuis trop longtemps ennuient les téléspectateurs.

Pour connaître son public, l’industrie de l’information emploie des sondeurs qui font des sondages pour mesurer la satisfaction des lecteurs, pour estimer l’audimat (calcul statistique du nombre de téléspectateurs ou d’auditeurs d’une chaîne à chaque moment de la journée). Un journaliste ou un présentateur qui ne fait pas assez d’audimat fait chuter le prix de la publicité.

Quand il y a un événement exceptionnel, les médias cherchent à en profiter au maximum. Les journaux se disputent les commentateurs à la mode. Ils vous expliquent le sens de ce qui se passe, ils prévoient ce qui va arriver. Et pour tous les problèmes, des opérations boursières ou bancaires aux expériences atomiques, de l’hygiène dans les restaurants à l’utilisation des crèmes autobronzantes, de la malnutrition dans les pays du tiers-monde aux régimes diététiques pour les animaux d’appartement, il y a toujours des experts.

Mise en scène

Pour continuer l'exercice de mise en scène (sur un passage d'une pièce de Courteline, Panorama 2, pages 28 et 29), Silvie nous a écrit une autre scène (le titre de la pièce est pour l'instant inconnu). Comment imaginez-vous la mise en scène?

deux femmes, un homme
    Jacqueline la fiancée de Paul
    Paul
    Une femme inconnue

   

La scène se passe dans l´appartement de Paul et Jacqueline. C’est le  matin. Jacqueline rentre chez eux pour prendre quelque chose qu'elle avait oublié...

Jacqueline Paul, tu es là ?
Paul Non, ma chérie, c’est le frère de Paul...
Jacqueline Paul! Tu n´as pas de frère !
Paul Alors, c’est moi qui suis là...
Jacqueline Qu'est-ce que tu fais là ?
Paul Je me repose...
Jacqueline Tu te repose ? Je croyais que tu devais être au bureau !
Paul Je n’avais pas envie de travailler...
Jacqueline Encore !
Paul C´est la première fois cette semaine !
Jacqueline Elle entend un bruit qui vient de la salle de bain. Qu´est-ce que c´est ?
Paul Quoi ?
Jacqueline Elle ouvre la porte de la salle de bain. Paul ! Tu peux me dire ce qu´elle fait dans notre salle de bain, cette femme?
Paul Elle prend une douche.
Jacqueline Je le vois. Mais pourquoi prend-elle sa douche ici ?
Paul Elle avait chaud...
Jacqueline Paul !!
Paul Quoi ?
Jacqueline Est-ce que tu la connais ?
Paul Depuis longtemps...
Jacqueline Et… ?
Paul Hum, euh? C´est ma sœur....

envoyé par Silvie

Recherche de la vérité

    L’inspectrice Séverine poursuit son enquête. Après l’interrogatoire de l’excentrique professeur de l’école des beaux-arts (Panorama 2, page 22, et n’oubliez pas d’en lire la suite), nous avons écouté un extrait de l’interrogatoire d’un autre suspect qui a prétendu se trouver au café Briand vendredi après-midi. Mais Séverine s’est renseignée. Le patron du café ne se souvient pas d’avoir vu ce client ce jour-là. D’après le suspect, le patron doit faire erreur, il doit confondre avec un autre jour. Mais d’après Séverine, il ne se trompe pas de jour, il se souvient très bien des clients qui étaient dans son café cette après-midi-là car il y a eu un accident dans la rue et tout le monde était sorti à la terrasse du café pour voir ce qui se passait. Alors, est-ce que le patron se trompe vraiment ou bien est-ce que le suspect ment ? L’affaire de vandalisme au musée date de la nuit de samedi à dimanche. Pourquoi cet individu essayerait-il de dissimuler la vérité au sujet de son emploi du temps de vendredi après-midi ? Aurait-il quelque chose à cacher ? A-t-il rencontré un complice cette après-midi-là ? Il est certain que la ou les personnes qui ont fait le coup devaient être au courant de l’organisation du personnel du musée, de l’emploi du temps des gardiens. Ils devaient savoir où est situé le système d’alarme du musée, connaître le code secret d’entrée… Peut-être bien que le coupable avait un complice parmi le personnel pour le renseigner…

Un suspect

Séverine mène l'enquête.Le professeur Lambert est un personnage étrange, un excentrique, un anticonformiste, peut-être un anarchiste... Elle l'interroge (Panorama 2, page 22, texte B). J'ai imaginé la suite de leur entretien. Retrouvez les questions de l'inspectrice dans l'exercice.

Mauvaise affaire pour le maire

Monsieur le maire ne veut pas que les journalistes fassent de la publicité à cette mauvaise affaire (Panorama 2, page 22). Présentation des formes du subjonctif: à télécharger.

Scènes de la vie quotidienne dans une ville de Bretagne

    Les histoires de la première unité du livre Panorama 2 se passent dans une ville de Bretagne. Nous ne savons pas de quelle ville il s’agit. Nous pouvons imaginer une ville moyenne, avec sa grande place, ses magasins, son musée d’art moderne (qui ne plaît pas à tous les habitants), l’école de médecine, son commissariat (leçon 2), etc. Pas une petite ville, donc. Mais pas non plus une très grande ville. Les gens se connaissent et ont le temps de discuter (Retrouvailles, texte A, page 6), les clients du café parlent familièrement du conseil municipal en jouant aux cartes (texte B, page 6), et quand il y a une histoire, tout le monde la connaît.

Organisation d’une ville
    Une ville, grande ou petite, et même un village, a son territoire et son organisation politique et administrative. La mairie est l’administration municipale ou les bureaux de cette administration (la maison où se trouve cette administration, surtout dans les villes plus grandes, s’appelle aussi l’hôtel de ville). La mairie (ou, dans ce sens, la municipalité) est dirigée par le maire et les conseillers municipaux dont le nombre dépend du nombre d’habitants de la commune.  La commune est l’ensemble du territoire qui est administré par la mairie.

Est-ce que la politique vous intéresse ?
    Voter, c’est une chose, s’intéresser à la politique, autre chose. C’est vrai. Mais la politique concerne la vie de tous les jours, non ? Si vous en avez assez de devoir regarder où vous posez les pieds, chaque fois que vous sortez de chez vous et que vous mettez une affiche dans votre rue pour demander aux propriétaires de chiens de laisser le trottoir propre après leur promenade du matin… Si vous vous plaignez avec vos amis ou vos collègues de travail parce que les impôts augmentent et que la ville commune dépense des fortunes pour la décoration de Noël mais qu’elle n’a pas d’argent pour planter quelques arbres dans les rues ou pour repeindre la façade du théâtre municipal… Vous faites de la politique ! D’ailleurs, en grec, polis désigne la cité, c’est-à-dire la ville.
    Les hommes politiques sont là pour s’occuper des affaires publiques, des crottes de chien et de la construction d’un nouveau stade. Pourquoi autant de gens disent qu’ils n’aiment ni la politique ni les hommes politiques et qu’ils ne font jamais, qu’ils ne s’occupent jamais de politique ? C’est peut-être parce que ceux qui veulent toujours s’occuper des affaires des autres nous énervent que les hommes politiques ne nous semblent pas toujours sympathiques. Et il y a aussi pas mal d’hommes politiques, de politiciens chez qui on voit surtout qu’ils veulent faire carrière. Ils font des affaires publiques leur domaine privé.
    Comme la plupart des gens ne souhaitent pas que leur vie privée soit portée sur la place publique, c’est peut-être par réaction qu’ils préfèrent ne pas trop s’occuper de politique. Comme si le fait de ne nous occuper que de nos salades pouvait nous protéger de ceux qui s’occupent des oignons des autres !

s'occuper de ses oignons = s'occuper de ses affaires